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9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 00:14

  

  

Une belle cité de caractère à découvrir,

je vous invite à cliquer sur la photo pour découvrir l'album


Photo "charme et harmonie de Jossel..." ( Josselin) par kristie sur Vacanceo.com

    

 ou Dinan en automne ?
Photo "l'automne enveloppe la Rance" ( Dinan) par kristie sur Vacanceo.com

    

Brocéliande 2010 06

 

  

Broceliande-2010_07ter.jpg

 

autonme---2.jpg

 

Le bel automne est revenu

À pas menus, menus,
Le bel automne est revenu
Dans le brouillard, sans qu'on s'en doute,
Il est venu par la grand'route
Habillé d'or et de carmin.
Et tout le long de son chemin,
Le vent bondit, les pommes roulent,
Il pleut des noix, les feuilles croulent.
Ne l'avez-vous pas reconnu ?
Le bel automne est revenu.

Raymond RICHARD

 

P1050779-1-mont-st-michel.jpg

 

P1050774.JPG 

L'automne est un deuxième ressort où chaque feuille est une fleur.

Albert Camus

 

 

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 11:19

   Cliquez sur la photo pour voir mes photos de la  côte d'Emeraude .Merci à tous

   


Photo "le moulin de Lancieux, C&oci..." (France) par kristie sur Vacanceo.com

«L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.»
 Dominique Blondeau  - Que mon désir soit ta demeure

 

Le moulin

Le moulin tourne au fond du soir, très lentement,
Sur un ciel de tristesse et de mélancolie,
Il tourne et tourne, et sa voile, couleur de lie,
Est triste et faible et lourde et lasse, infiniment.

Depuis l'aube, ses bras, comme des bras de plainte,
Se sont tendus et sont tombés ; et les voici
Qui retombent encor, là-bas, dans l'air noirci
Et le silence entier de la nature éteinte.

Un jour souffrant d'hiver sur les hameaux s'endort,
Les nuages sont las de leurs voyages sombres,
Et le long des taillis qui ramassent leurs ombres,
Les ornières s'en vont vers un horizon mort.

Autour d'un vieil étang, quelques huttes de hêtre
Très misérablement sont assises en rond ;
Une lampe de cuivre éclaire leur plafond
Et glisse une lueur aux coins de leur fenêtre.

Et dans la plaine immense, au bord du flot dormeur,
Ces torpides maisons, sous le ciel bas, regardent,
Avec les yeux fendus de leurs vitres hagardes,
Le vieux moulin qui tourne et, las, qui tourne et meurt.

 

Émile VERHAEREN   

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 18:57

 

 

 

 
Il est bon de franchir chaque jour une étape
Comme l'eau vive qui ne stagne pas.
Hier s'est enfui, l'histoire d'hier elle aussi est passée
Il convient aujourd'hui de conter une histoire nouvelle.
Rûmî
 

  

C’est là où 

 

C’est là où les étoiles embrassent la terre.
C’est là où la lune salue le vent
C’est là où les monts combattent les guerres.
C’est un chef d’œuvre c’est un roman.
C’est là où les vagues sont les chansons de la mer
C’est là où passe rapidement le temps
C’est là où la lumière danse avec l’air
C’est là où l’amour accompagne les gens
C’est un poème c’est une prière
C’est simplement le Liban.

 

Jessy Taoun ( Liban )

  

  

 

lune_003.jpg

 

 

Que ta vision soit à chaque instant nouvelle.

Le sage est celui qui s'étonne de tout.

ANDRE GIDE


 

 

 

 

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13 décembre 2008 6 13 /12 /décembre /2008 22:12
 

 
                                                             

La sincère

Veux-tu l'acheter ?
Mon coeur est à vendre.
Veux-tu l'acheter,

Sans nous disputer ?

Dieu l'a fait d'aimant ;
Tu le feras tendre ;
Dieu l'a fait d'aimant
Pour un seul amant !

Moi, j'en fais le prix ;
Veux-tu le connaître ?
Moi, j'en fais le prix ;
N'en sois pas surpris.

As-tu tout le tien ?
Donne ! et sois mon maître.
As-tu tout le tien,
Pour payer le mien ?

S'il n'est plus à toi,
Je n'ai qu'une envie ;
S'il n'est plus à toi,
Tout est dit pour moi.

Le mien glissera,
Fermé dans la vie ;
Le mien glissera,
Et Dieu seul l'aura !

Car, pour nos amours,
La vie est rapide ;
Car, pour nos amours,
Elle a peu de jours.

L'âme doit courir
Comme une eau limpide ;
L'âme doit courir,
Aimer ! et mourir.

 




Poésie de

Marceline Desbordes-Valmore (Douai 1786-Paris 1859)

Fille d'un peintre en armoiries, Marceline Desbordes-Valmore eut une enfance difficile. Elle débuta une carrière de comédienne à seize ans.
Elle arrêtera en 1832 et se consacrera à la littérature. Sa poésie est caractérisée par la sincérité et la spontanéité. Elle exprime dans ses poèmes avec grâce et mélancolie ses tristesses et ses douleurs (elle perdit quatre enfants).

 






L'espoir est un stimulant beaucoup plus puissant que n'importe quel bonheur qui survient
réellement.

Nietzsche


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29 novembre 2008 6 29 /11 /novembre /2008 22:18

 

 

 

La voix de la mer parle à l'âme. Le contact de la mer est sensuel, et enlace le corps dans une douce et secrète étreinte.

 

Kate Chopin

 

 

 

 

La mer

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s'est retirée,
Et son sanglot d'amour dans l'air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c'est pour mieux lui redire,
À l'écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d'ambre et de diamant.

Et la brise n'apporte à la terre jalouse,
Qu'un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L'âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

 

Nérée BEAUCHEMIN


 

 

 

 


 

 

Une balade en bretagne

 

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27 août 2008 3 27 /08 /août /2008 21:46


J'ai décidé de consacrer un article à ce poète trop méconnu :


  Paul Géraldy.

  Peut être trouverez vous sa poésie désuète,

 mais cet art empreint de sentimentalité lui valut un vif succès,   notamment auprès du public féminin.

 Pour ma part, j'aime particulièrement ses écrits qui prouve une grande sensibilité et je possède d'ailleurs son livre Toi et Moi
(1913 ).

 

Géraldy, Paul (1885-1983, (pseudonyme de Paul Lefèvre), poète et dramaturge français, auteur d'une œuvre intimiste et sentimentale.

 Il porta son regard essentiellement sur la vie de couple.

 

Il a également laissé des études psychologiques dans des narrations.
Pour illustrer cet article, je vous laisse découvrir des peintures de Lhote, artiste cubiste de cette période.





André Lhote est un peintre cubiste, théoricien de l'art et enseignant français, né à Bordeaux le 5 juillet 1885 et mort à Paris le 25 janvier 1962.



 









 Chérie, explique-moi pourquoi
    tu dis : « mon piano, mes roses »,
    et : « tes livres, ton chien » ... pourquoi
    je t'entends déclarer parfois:
    « c'est avec mon argent à moi
    que je veux acheter ces choses. »

    Ce qui m'appartient t'appartient !
    Pourquoi ces mots qui nous opposent:
    le tien, le mien, le mien, le tien?
    Si tu m'aimais tout à fait bien,
    tu dirais : « les livres, le chien »
    et : « nos roses ».


 

       


    

Abat-jour de Paul Geraldy



Tu demandes pourquoi je reste sans rien dire ?
C'est que voici le grand moment,
l'heure des yeux et du sourire,
le soir, et que ce soir je t'aime infiniment !
Serre-moi contre toi. J'ai besoin de caresses.

Si tu savais tout ce qui monte en moi, ce soir,
d'ambition, d'orgueil, de désir, de tendresse, et de bonté !...
Mais non, tu ne peux pas savoir !...

Baisse un peu l'abat-jour, veux-tu ? Nous serons mieux.
C'est dans l'ombre que les coeurs causent,
et l'on voit beaucoup mieux les yeux
quand on voit un peu moins les choses.

Ce soir je t'aime trop pour te parler d'amour.
Serre-moi contre ta poitrine!
Je voudrais que ce soit mon tour d'être celui que l'on câline...
Baisse encore un peu l'abat-jour.
Là. Ne parlons plus. Soyons sages.
Et ne bougeons pas. C'est si bon
tes mains tièdes sur mon visage!...






Citations (Paul Géraldy)






     
Paul Géraldy
1885-1983
  1. Connais les femmes. Deviens un homme. Aie des maîtresses.
    Ce pluriel te surprend ? Tu croyais que l'amour, c'est l'amour de quelqu'un ?
    Attends ! Attends !
    Apprends d'abord à distinguer les voix encore mélangées de ton coeur et de ton désir.
    Beaucoup d'amants confondent l'amour et le plaisir et ressemblent aux voyageurs qui s'imaginent qu'ils aiment une ville parce qu'ils y ont bien déjeuné.
    Les sens, qui marchent les premiers, entraînent le coeur avec eux dans des contrées où le pauvret n'avait que faire et le laissent s'y débrouiller.
    Instruis ton coeur.

    (L'Amour, p.8, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929)
     
  2. Tu aurais voulu te garder pour la femme que tu aimeras ?
    Il n'est pas de plus sûr moyen de lui déplaire.
    Les femmes n'aiment pas les apprentis.
    C'est la tristesse de chaque jeu qu'il faille commencer par l'apprendre.

    (L'Amour, p.9, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929)
     
  3. Sois heureux d'un succès, mais n'en sois pas flatté.
    Ce ne sont pas de grandes victoires que l'on remporte sur les femmes. Elles ont tellement d'avance le goût d'être vaincues !

    (L'Amour, p.13, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929)
     
  4. Ne poursuis pas par jeu, pour rien, pour le seul goût de la poursuite.
    On s'attache à ce qu'on poursuit. On a des réveils désolants.

    (L'Amour, p.16, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929)
     
  5. L'homme croit qu'il choisit la femme, mais c'est presque toujours la femme qui choisit l'homme.
    C'est la femme qui choisit l'homme qui la choisira.

    (L'Amour, p.16, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929) 

  6.   On ne possède bien que ce que l'on partage.
    (L'Amour, p.28, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929) 
  7. On aime les gens pour leurs défauts et on déteste les défauts des gens qu'on aime !
    (L'Amour, p.35, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929) 



    « On n'épouse pas la femme qu'on croit » m'as-tu confié.
    Mais peut-être tue-t-on la femme qu'on épouse.
    « Yet each man kills the thing he loves. »
    Pense à la jeune fille qu'elle était.
    Rappelle-toi cette amazone !
    (L'Amour, p.48, Librairie Hachette (Notes et maximes), 1929) .




     


 


   
 


Pour conclure cette citation :

 

"Le verbe aimer est difficile à conjuguer: son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif et son futur est toujours conditionnel".

(Jean COCTEAU)

 

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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 22:25


 

                                                     

        

       L'attente                                        
                                       

Quand je ne te vois pas, le temps m'accable, et l'heure
A je ne sais quel poids impossible à porter :
Je sens languir mon coeur, qui cherche à me quitter ;
Et ma tête se penche, et je souffre et je pleure.

Quand ta voix saisissante atteint mon souvenir,
Je tressaille, j'écoute... et j'espère immobile ;
Et l'on dirait que Dieu touche un roseau débile ;
Et moi, tout moi répond : Dieu ! faites-le venir !

Quand sur tes traits charmants j'arrête ma pensée,
Tous mes traits sont empreints de crainte et de bonheur ;
J'ai froid dans mes cheveux ; ma vie est oppressée,
Et ton nom, tout à coup, s'échappe de mon coeur.

Quand c'est toi-même, enfin ! quand j'ai cessé d'attendre,
Tremblante, je me sauve en te tendant les bras ;
Je n'ose te parler, et j'ai peur de t'entendre ;
Mais tu cherches mon âme, et toi seul l'obtiendras !

Suis-je une soeur tardive à tes voeux accordée ?
Es-tu l'ombre promise à mes timides pas ?
Mais je me sens frémir. Moi, ta soeur ! quelle idée !
Toi, mon frère ! ... ô terreur ! Dis que tu ne l'es pas !

 

 

Marceline DESBORDES-VALMORE (1786-1859)


(Recueil : Les Pleurs) 





                                        

                                   
             
 

 

 

 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 21:27

 

                                                                                                                                     

         

Portrait des Français

 

 

Tous vos goûts sont inconséquents :

Un rien change vos caractères ;

Un rien commande à vos penchants.

Vous prenez pour des feux ardents

Les bluettes les plus légères.  

 

La nouveauté, son fol attrait,

Vous enflamment jusqu'au délire :

Un rien suffit pour vous séduire

Et l'enfance est votre portrait.

Qui vous amuse, vous maîtrise ;

Vous fait-on rire ? On a tout fait !

Et vous n'aimez que par surprise.

Vous n'avez tous qu'un seul jargon,

Bien frivole, bien incommode.

Si la raison était de mode,

Vous auriez tous de la raison.

  

 

Fanny de BEAUHARNAIS (1738-1813)

  

L’auteur

 

Fanny de Beauharnais, (1738, Paris - 1813), épouse fort jeune du comte de Beauharnais, oncle d'Alexandre de Beauharnais et de François de Beauharnais, dont elle fut obligée de se séparer.

 

Elle cultiva la littérature avec passion et admit dans sa familiarité plusieurs gens de lettres, entre autres Claude Joseph Dorat et Michel de Cubières-Palmézeaux.

 

Elle a composée des Poésies (Paris, 1772) et des romans oubliés selon Marie-Nicolas Bouillet dès la fin du XIXe siècle.

  



 
 


       
   



















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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 21:37

 

   

Rêverie

 

Qu'importe qu'en un jour on dépense une vie

Si l'on doit en aimant épuiser tout son coeur,

Et doucement penché sur la coupe remplie

Si l'on doit goûter le nectar du bonheur.

 

Est il besoin toujours qu'on achève l'année?

Le souffle d'aujourd'hui flétrit la fleur d'hier;

Je ne veux pas de rose inodore et fanée;

C'est assez d'un printemps, je ne veux pas d'hiver.

 

Une heure vaut un siècle alors qu'elle est passée;

Mais l'ombre n'est jamais une soeur du matin

Je veux me reposer avant d'être lassée;

Je ne veux qu'essayer quelques pas du chemin.

 

ELISA MERCOEUR

 

 

Élisa Mercœur, poétesse française, née à Saint-Sébastien-sur-Loire le 24 juin 1809, décédée à Paris le 7 janvier 1835.

 


                                                                              
 La rêverie est le dimanche de la pensée.  
                                                            
    
Henri Frédéric Amiel                                      
                                                                           

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19 mars 2008 3 19 /03 /mars /2008 18:56

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Le plaisir étant éphémère, et le désir durable, les hommes sont plus facilement menés par le désir que par le plaisir.

Gustave Le Bon

 La vie est un papillon éphémère arborant les ailes du paradoxe.  
 Benoît Gagnon  
 Si les plaisirs sont passagers, les peines le sont aussi.  
 Giovanni Casanova  
 Vis comme si tu devais mourir demain. Apprends comme si tu devais vivre toujours.  
  Gandhi 
 Fiez-vous aux rêves car en eux est cachée la porte de l'éternité.  
  Khalil Gibran  

 

 

 Quelle plus haute définition de la poésie que celle-ci d’Adonis:

"Toute mon œuvre de poète repose sur cette conviction que l’art, la poésie n’expriment pas l’existence ou l’être humain mais les complètent. Exprimer une chose, c’est toujours n’en dire qu’une partie, fort heureusement d’ailleurs. Quand je parle, je ne m’exprime pas, je me projette. La poésie, l’art, sont donc un prolongement de l’existence. Par eux, je ne cherche pas à reproduire la réalité ni même à la saisir, mais à en inventer une autre qui va éclore et continuer à se déployer hors et en avant de celle dont elle vient."

La poésie est son propre chemin, son unique but. Elle est le monde.

"La poésie rend la vie sur terre plus belle, moins éphémère et moins misérable. La guerre, lutte collective, relève de l’esprit de troupeau et fait régresser l’homme vers la barbarie et l’inhumanité".

Je sais, l'invisible est cette rose,
l'invisible est cette femme,
et le visage est l'envers du ciel

je sais, nuage par nuage
mes ciels remontent des paradis terrestres,
bienvenue alors à l'histoire

et à ses atomes de poussière,
l'éphémère, comment peut-il désespérer
alors que le vent est son chemin…
 

 

 

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